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Blog mis à jour: 19/10/2008 20:43

A propos de l'auteur

Williams Films est la société de production cinématographique que je souhaite bâtir depuis plusieurs années...

A présent ce rêve se montre de plus en plus concrétisable, c'est pourquoi l'envie me prit de créer un blog dans lequel il me sera possible de partager plusieurs choses avec le clan Williams, ainsi qu'avec de potentiels futurs associés à ce projet qui me tient tant à coeur. Je souhaite rencontrer des gens passionés, qui s'attachent à n'importe quel domaine du monde des arts et de la littérature ; mais surtout des gens qui ont un rêve à réaliser, le bonheur comme réponse au sens de l'existence, et l'envie de faire ce qui est irréalisable...

Venez, partagez et créez avec moi ce qui fût, est, et sera ce que je veux être un rêve. Juste un rêve...

Merci à tous...

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   "Les surréalistes sont des frustrés" de Sons Of Nemesis  1 commentaire
[17/06/2008 12:47]

Dans bien longtemps je t'ai aimé,
Alors je remonte dans l'abysse félée,
Ainsi au culminant paradis je descendais,
Et il y a mille ans que je t'honorerai.

Tandis que monte la nuit,
Et que la terre pleure sur le ciel,
Vient s'étouffer dans les cris,
Le plus amer des miels.

Depuis que je caresse le soleil mouillé,
Suinte la brûlante glace sur mes extrémités,
Et toujours l'impure blancheur inondait le noir,
Car dans bien longtemps je t'ai aimé un soir...





   Le mythe des enfants de Némésis  0 commentaire
[20/08/2008 19:12]

    Voici le texte qui introduit les 13 titres dans le recueil SON'S. J'espère que vous en apprécierez la pertinence mythologique et créative (pour toute revendication vis-à-vis d'une légende abusivement modifiée, veuillez adresser un courrier au bureau des dieux et héros grecs en voie de disparition, 1408 impasse du tâlon qui fout le camp, bâtiment du paratonerre poissard, aile du casque du messager homo, 00000 Athènes, en Grèce). Qui a dit "de baleine"? Il est en graisse de Minotaure ce bâtiment bande de moules! De toute façon on s'en tamponne la nouille avec une pelle...

Le mythe des enfants de Nemesis

 

 

Némésis était la puissante déesse grecque de la vengeance. Courtisée par Zeus, le père des dieux, elle voulue lui échapper en se métamorphosant en cygne, mais Zeus se changea en jars et s’accoupla à elle, alors que Léda était enceinte de son époux Tyndare, roi de Sparte. Némésis, honteuse de cet acte, fit alors voeu que sa progéniture naîtrait de Léda, et que tous croiraient à l’accouplement de Zeus avec elle…

 

Alors donc, Léda accoucha de deux œufs ; l’un avec les enfants que Zeus avait conçu avec Némésis, l’autre avec les enfants de Tyndare et de sa femme… Du premier œuf naquirent Polydeukès et Hélène, les immortels. Du second, sortirent Castor et Clytemnestre, les mortels désignés comme descendance de Tyndare.

 

Au temps des hybrides, des héros légendaires, des dieux et des exploits, Castor et son frère, rebaptisé Pollux, formèrent le duo des Dioscures et devinrent des héros, protecteurs des marins. Castor mourut lors d’une rixe de la main de Idas, tandis que Pollux combattait le frère de ce dernier, Lycée, avant de le tuer. Pollux, inconsolable de la mort de son frère, implora Zeus de le tuer ou de rendre son frère immortel…  Hélène, quant à elle, fut la plus belle femme du monde. Elle devint femme de Ménélas, grand roi de Sparte, et fut courtisée par Thésée, héros légendaire dont ses frères durent la délivrée, et Pâris, prince de Troie qui gagna son amour grâce à Aphrodite, ce qui déclencha la fureur de Ménélas et la grande guerre de Troie. Enfin, Clytemnestre devint femme d’Agamemnon, roi d’Argos et de Mycène, et eut de lui quatre enfants. Elle tua son mari et son amante, la princesse Cassandre de Troie, pour venger le meurtre de sa fille bien-aimée commis par Agamemnon lui-même comme sacrifice aux dieux, et elle fut tuée par un de ses fils cherchant à venger la mort de son père.

 

Mais les légendes ne narrent pas que Polydeukès ne fut pas exaucé par Zeus son père, et qu’il chemina son chagrin immortel, tel une malédiction, à travers le monde entier sous le nouveau nom de Azazel le Troyen. Hélène quant à elle, désillusionnée par les flots de morts innombrables qui l’entourent depuis toujours, finie par se jeter dans les flots après la mort de Ménélas, espérant que les dieux la reprennent. Immortelle, bien longtemps elle sombra comme dans un rêve, avant d’échouée sur une plage d’un pays du nom de Gaulle. Ceux qui la trouvèrent la baptisèrent Marine de Troie, en raison des vagues qui l’avaient déposée et du seul mot qu’elle hurlait dans ses sombres songes… Puis vint le jour où elle retrouva en ce pays son frère perdu, Azazel le Troyen ; alors tout deux s’unirent de nouveau pour traverser les siècles des siècles…

 

 





   "A mon fils" de Sons Of Nemesis  1 commentaire
[21/08/2008 18:18]

Bonsoir mon tout petit garçon,

Je suis venu te murmurer une chanson,

Un jour je sais que tu grandiras,

Alors il fallait que je te susurre cela…

 

Le monde qui à tes yeux va apparaître,

N’est pas toujours celui qu’il veut paraître,

Et avant que tu puisses apercevoir à quoi il ressemblera,

Je souhaitais te dire ce que tu y verras.

 

Les hommes n’ont plus à la bouche que le mot guerre,

Mais aussi les mots cancer et nucléaire,

Car ils semblent très préoccupés par l’espérance de vie,

Très liés aux notions de maladie et de technologie.

 

Incurable, vieillesse, handicap et sida,

Sont autant de phobies que tu entendras,

Car ce monde a toujours inévitablement craint,

Les limites inéluctables du corps humain.

 

Et on te parlera de dérèglement climatique et de pollution,

Problèmes pour lesquels on te parlera aussi de solutions,

Puis tu comprendras que tout cela est vain,

Et tu diras que se sont les ancêtres les responsables de cette fin.

 

Mais avant tu découvriras l’école, les études et les devoirs,

Et j’espère que tu aimeras ce que tu vas y voir,

Mais peut-être aussi y verras tu la violence et le racket,

Et déjà rien que pour cela je te dis sincèrement que je regrette.

 

Papier, diplôme, contrôle, baccalauréat et certificat,

Voila les mots pour lesquels tu te battras,

Pendant que tu découvriras l’alcool, les cigarettes et le joint,

Auxquels j’espère à nouveau que tu n’y attacheras pas grand soin.

 

Ensuite partout tu entendras parler travail et pouvoir d’achat,

Ainsi que salaire, échelle sociale et syndicat,

Et si tu es sage on t’épargnera politique et économie,

Tu sais les deux trucs qui régissent notre vie.

 

Et tu voudras devenir quelqu’un de bien,

Vivre vieux et qu’on dise de toi que tu es un saint,

Tu te trouveras des rêves que d’autres jugeront futiles,

Tu poursuivras des quêtes et des fantasmes inutiles.

 

Tu rencontreras la drogue et les préjugés,

Les profs chiants et les directeurs mal baisés,

Des gens avec qui tu te lieras de haine ou d’amitié,

Des amours que tu seras peu à peu contraint d’oublier.

 

De temps à autres tu t’amuseras à brancher la télé,

Et c’est toujours la même rengaine que tu pourras y constater,

Meurtre, viol, famine, guerre et économie,

Sans oublier drogue, gouvernement, santé et pédophilie.

 

Tu verras des choses que tu jugeras bien,

Tu verras des choses qui te feront du mal,

Tu verras des gens qui aiment plus leurs chiens que leurs propres chérubins,

Tu verras des gens faire de la chirurgie pour ressembler à un animal,

Tu verras des mères mettre leur bébé dans la machine à laver,

Tu verras des hommes en tuer d’autres pour jouer,

Tu verras des femmes faire de la prostitution forcée,

Tu verras des hommes en asservir d’autres pour travailler,

Tu verras les riches crachaient sur les pauvres en pleine journée,

Tu verras les SDF insultaient sans relâche les PDG,

Tu verras un maghrébin enfermé dix ans pour dix grammes de cocaïne,

Tu verras une star enfermée une journée pour un kilo d’héroïne,

Tu verras des CRS tirés au flash-ball sur des étudiants,

Tu verras des maris battrent leur femme et leurs enfants,

Tu verras des artistes travailler toute leur vie pour mourir dans l’indifférence,

Tu verras des fils à papa ne faisant rien et vivant dans la reconnaissance,

Tu verras des télé-réalités faire croire aux jeunes qu’ils peuvent devenir star,

Tu verras des cinémas t’offrir les seules épopées auxquelles tu pourras croire,

Tu verras des parents confiaient la tutelle de leurs enfants à des camps militaires,

Tu verras ces mêmes enfants y mourir sans que les parents ni puissent rien faire,

Tu verras enfin les pauvres se plaindrent de la vie,

Tu verras finalement les riches se plaindrent d’être né ici.

 

Et quand tu liras liberté, égalité et fraternité,

Tu riras en pleurant folie, injustice et absurdité,

Alors tu sauras quelles sont vraiment tes peurs,

Et tu te demanderas à quoi sert d’attendre ton heure.

 

Tu voyageras constamment dans le passé,

Tu vivras le présent comme tes ancêtres l’ont fait,

Tu construiras le futur autant que faire ce peux,

Et tu mourras quand le temps te jugera assez vieux.

 

Alors donnes moi la force de trouver comment me faire pardonner,

Pour tout le mal que je te ferais,

En mettant ta vie entre les mains de ce monde insensé,

Auquel moi-même je fus jadis et suis toujours confié.

 

Tu sais Peter mon petit garçon,

Je ne souhaite pas briser tes illusions,

Mais avant de me dire qu’un jour main dans la main nous marcherons,

Il me faut impérativement pour cela trouvé une bonne raison.

 

Car si tu as comme d’autres disent la chance d’être normal,

Je devrais t’enseigner le bien mais hélas aussi le mal,

Parce qu’un jour tu quitteras le pays imaginaire,

Pour faire tes premiers pas hésitants dans cet enfer.

 

Maintenant je suis penché au-dessus de ton berceau,

Le visage dans les mains et les yeux pleins d’eau,

Je te demande pardon de te parler de tout cela,

Mais il le fallait avant que tu sois un jour allongé là…





   "Prières des enfants" de Sons Of Nemesis  1 commentaire
[29/08/2008 21:02]

Notre mère, qui est à des lieux,

Que ton absence soit écourtée,

Que deviennent des joies tes peines,

Que ton regard soit pur comme verre et doux comme miel.

Reviens nous aujourd’hui ou dans les plus proches jours.

Pardonnes nous nos extravagances, puisque nous supplions ton retour et ton amour qui nous a tant manqué.

Et ne nous affliges plus cette punition, car nous t’aimons et regrettons de faire le mal.

Qu’il en soit ainsi…

 

Des années se sont écoulées,

Nous n’avons jamais été exaucés,

Nous avons tous grandis,

Nous avons été sans amour,

Notre mère devint notre patrie,

Et nous l’aimerons toujours…

 

Je vous salue Patrie, composée des masses :

Que cette heure soit à vous,

Vous qui êtes grandi de nombre d’armes,

Et vous, fruit de nos entrailles, êtes béni.

Glorieuse Patrie, Mère de la paix,

Veillez sur nous, en cette triste heure,

Car nous sommes vos tueurs qui semons la mort.

Il en sera ainsi…

 

La journée s’est écoulée,

Nous n’avons pas été exaucés,

Nous avons tous péris,

Nous avons été malchanceux,

Nos deux mères ont fuies,

Et nos voix s’élèvent vers les cieux…

 

Au nom de notre mère, qui est partie, et de la glorieuse Patrie…

Il en fut ainsi.

 

Gloire à la mère, à la patrie, et à la folie infinie pour les enfants de nos enfants…


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