Notre mère, qui est à des lieux,
Que ton absence soit écourtée,
Que deviennent des joies tes peines,
Que ton regard soit pur comme verre et doux comme miel.
Reviens nous aujourd’hui ou dans les plus proches jours.
Pardonnes nous nos extravagances, puisque nous supplions ton retour et ton amour qui nous a tant manqué.
Et ne nous affliges plus cette punition, car nous t’aimons et regrettons de faire le mal.
Qu’il en soit ainsi…
Des années se sont écoulées,
Nous n’avons jamais été exaucés,
Nous avons tous grandis,
Nous avons été sans amour,
Notre mère devint notre patrie,
Et nous l’aimerons toujours…
Je vous salue Patrie, composée des masses :
Que cette heure soit à vous,
Vous qui êtes grandi de nombre d’armes,
Et vous, fruit de nos entrailles, êtes béni.
Glorieuse Patrie, Mère de la paix,
Veillez sur nous, en cette triste heure,
Car nous sommes vos tueurs qui semons la mort.
Il en sera ainsi…
La journée s’est écoulée,
Nous n’avons pas été exaucés,
Nous avons tous péris,
Nous avons été malchanceux,
Nos deux mères ont fuies,
Et nos voix s’élèvent vers les cieux…
Au nom de notre mère, qui est partie, et de la glorieuse Patrie…
Il en fut ainsi.
Gloire à la mère, à la patrie, et à la folie infinie pour les enfants de nos enfants…